Comment bien choisir son tapis d’éveil ? Il est idéal pour la motricité libre et l’éveil sensoriel de l’enfant. On en trouve de toutes les tailles, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Avec arche ou sans. Épais ou fin, bariolé ou uni… difficile de s’y retrouver et de choisir celui qui est le mieux adapté au développement du tout-petit. Voici donc nos conseils pour choisir votre tapis d’éveil.

Une épaisseur de 3/4cm

La première compétence de l’enfant est de relâcher sa tête, c’est-à-dire d’utiliser sa première cervicale. Pour respecter cette première acquisition, nous vous invitons à privilégier des tapis de 3/4 cm de hauteur et à la densité homogène. Autrement dit, choisissez un tapis sans appui-tête et sans petit coussin qui empêcherait l’enfant de mouvoir sa première cervicale.

Une épaisseur de 3/4cm permet donc d’offrir un certain confort à l’enfant. Il l’isole du sol et permet d’amortir les éventuels mouvements ou retournements brusques, sans l’empêcher de se mouvoir et de prendre des appuis dans le sol.

Une forme plate

Optez pour un tapis plat qui permettra à l’enfant de ressentir ses appuis et de se mouvoir librement. Un tapis plat lui permettra d’accéder plus facilement aux retournements dos/ventre et à se mettre sur les flancs.

Des textures variées

Préférez un tapis aux textures variées (4 maximum) : alternez le doux, le rugueux et le relief par exemple.  En effet, la sensorialité tactile est le premier sens à se mettre en place chez le tout petit. Cette fonction est importante dans le développement de l’enfant car elle aide à mieux assimiler le monde extérieur et ainsi d’accéder aux perceptions puis aux représentations corporelles.

Au début, l’enfant va toucher la partie texturée et vous allez pouvoir mettre des mots sur cette sensation : il est doux, rugueux… Plus tard, grâce à cette expérience tactile et à vos mots, l’enfant pourra, sans même regarder le tissu, percevoir de quelle texture il s’agit et le verbaliser.

Des couleurs contrastées et vives

Privilégiez des couleurs contrastées car elles sont mieux perçues par les tout petits. En effet, leur système visuel se met en place tardivement. Le noir/blanc ou rouge/blanc vont permettre à l’enfant de mieux percevoir le volume des formes et donc de mieux les voir.

Les couleurs vives seront également mieux perçues. Cependant, évitez les tapis multicolores et préférez des tapis avec 2/3 couleurs maximum afin de ne pas sur-stimuler le système visuel du bébé.

Une taille suffisante

Pour un nouveau-né, la taille n’est pas très importante. En revanche, vers 5/6 mois, vous allez vite réaliser que l’enfant peut sortir du tapis en quelques retournements ! C’est pourquoi nous vous recommandons un tapis assez grand de 120x120cm voire 140x140cm.

Des normes de sécurité

Bien entendu, comme chaque article destiné aux enfants, le tapis d’éveil doit respecter les normes de sécurité en vigueur. Le label CE (Conformité Européenne) atteste que le produit répond aux normes européennes de sécurité. De même, le label NF petite enfance (Norme Française) atteste de la sécurité de l’utilisation du produit : inflammabilité, migrations d’éléments, etc.

Et ensuite, comment l’utiliser ?

Beaucoup de parents se demandent comment utiliser le tapis d’éveil. Car comme son nom l’indique, il est censé être un outil d’éveil et de jeu pour l’enfant. Consultez notre article Comment bien utiliser le tapis d’éveil ? pour en savoir plus.

Gaëlle RIBIERE – Psychomotricienne

>> Le saviez-vous ?

 

Entre 1 et 2 mois, votre bébé ne contrôle pas encore ses gestes, il n’a pas encore d’intentionnalité. Ses mouvements sont donc des réflexes et de ce fait, assez désorganisés. Cependant, si vous repérez que votre tout-petit a tendance à ne mobiliser qu’une moitié ou qu’une partie de son corps (gauche/droite, bras/jambe), nous vous recommandons de consulter votre pédiatre.

Ces réflexes dits « primitifs » sont nécessaires dans l’intégration posturale, car ils permettent de faire travailler ensemble les muscles dits « agonistes » et « antagonistes ».

On s’explique !

Quand votre bébé va commencer à soulever sa tête, il est important que les muscles avant de son cou et les muscles arrière « travaillent » bien ensemble, qu’ils se coordonnent pour que le geste se réalise avec harmonie.

Ainsi, si sa tête est « coincée » dans un coussin, l’enfant va avoir tendance à compenser en mettant en tension l’une des chaînes musculaires (avant ou arrière), ce qui peut ralentir, voire entraver l’assimilation de cette posture.

C’est pour cela que nous vous suggérons vivement de laisser la motricité de votre bébé s’exercer librement. Car c’est ainsi que ses réflexes seront le mieux intégrés.

Au sol donc notre Mini et sans coussin sous la tête !

 

Gaëlle RIBIERE – Psychomotricienne