Pour porter un nourrisson: pensez occiput et sacrum ! Face à un nourrisson, nous ne savons pas toujours comment nous y prendre pour le porter ou l’attraper lorsqu’il est couché. Il est si petit que nous avons parfois peur de mal nous y prendre. Nous vous proposons donc un conseil pour porter un nourrisson en respectant sa physiologie et son confort.

Occiput et sacrum

Nous allons parler occiput et sacrum. Allez, finis les mots savants; pour vous, on vulgarise et on simplifie !

L’occiput est l’os plat à l’arrière du crâne, il se situe juste au-dessus de la nuque. Quant au sacrum, c’est l’os en bas de la colonne vertébrale et qui fait partie des os du bassin. Ces deux os sont donc situés chacun à une extrémité de la colonne vertébrale.

Revoir notre manière de porter un nourrisson

Nous avons souvent la fâcheuse tendance à attraper notre bébé par les aisselles, puis à placer une main en soutien sous sa tête. Il est vrai qu’il est très important de maintenir sa tête mais on oublie son bassin qui reste alors ballant…

Pour parer à cela, on vous suggère de placer l’une de vos mains à l’arrière de son crâne (sur l’occiput et non sur la nuque) et l’autre sous ses petites fesses (sous le sacrum), en faisant passer cette seconde main par l’entrejambe.

>> Le saviez-vous ?

Pendant 9 mois, votre Mini a été baigné, bercé, contenu dans votre ventre. Ainsi, il a vécu, senti vos organes, vos os… sur lesquels il se heurtait, ce qui délimitait les parties de son corps. Si ce sujet vous intéresse, consultez notre article: Porte-moi sous toutes les coutures!

Dans une posture enroulée, bénéficiant au fur et à mesure de moins en moins de place, il a ressenti le contact de la base de son crâne, de sa colonne et de son bassin sur les parois de votre ventre. Cela lui a été rassurant, « contenant ».

En revanche, une fois sorti du ventre, votre bébé perd cette apesanteur contenante, limitante. Le monde et l’environnement lui paraissent grands soudain, pour lui si petit être.

Lui offrir la possibilité de déterminer, par votre toucher, le début et la fin de sa colonne vertébrale lui permet donc de retrouver cette unité réconfortante qu’il a connue pendant 9 mois : il est rassuré !

 

Gaëlle RIBIEREPsychomotricienne