Ça y est, Mini est arrivé ! Vous l’avez rencontré et vous êtes la plus heureuse des mamans ! Enfin, presque… Vous êtes susceptible, irritable, fatiguée, vous pleurez sans bonne raison apparente… Et votre entourage vous dit que c’est le baby blues ou une dépression… Attention ! Il est important de faire la distinction entre les deux. On vous explique !

 

Le baby blues

C’est un syndrome qui survient dans les dix jours suivant l’accouchement et qui dure quelques heures ou quelques jours. La résolution se fait spontanément. Ce n’est pas une pathologie, c’est un épisode transitoire qui survient très fréquemment.

Les symptômes du baby blues sont le plus souvent : des pleurs, des passages du rire aux larmes, une humeur dépressive ou une euphorie, une excitation, un sentiment de confusion, une perte de mémoire, une irritation, des insomnies, de la fatigue…

Pourquoi ?

Mini est plein de demandes, vous subissez des changements corporels à nouveau (montée laiteuse, chute d’hormones, etc.) ce qui joue sur votre humeur.

Il faut aussi faire le deuil de votre grossesse, vous vous retrouvez le ventre « vide », l’attention n’est plus portée sur vous mais vous la partagez avec votre Mini et votre couple n’est plus exclusif… En voilà du changement en si peu de temps ! Laissez-vous donc le temps de vous ajuster à cette nouvelle situation. N’hésitez pas à vous faire aider par votre entourage et ayez confiance en vous !

 

La dépression post-natale

C’est un trouble qui survient dans les premières semaines (pic à 6 semaines) et premiers mois suivant l’accouchement.

Les symptômes les plus caractéristiques sont : un sentiment d’incapacité physique à répondre aux besoins de Mini, une absence de plaisir dans les soins de l’enfant (bain, repas, etc.), avec un sentiment d’inadaptation aux besoins du bébé, des phobies d’impulsion (ce sont des pensées hostiles (on imagine faire mal au bébé : le faire tomber, le perdre, etc.) mais celles-ci ne sont pas mises en œuvre), une irritabilité et une agressivité envers Mini, le papa ou les autres enfants, une labilité émotionnelle (c’est-à-dire une instabilité et une variabilité des émotions, comme passer du rire aux larmes), une anxiété orientée vers Mini,…

Pourquoi ?

Les hypothèses sont nombreuses, mais comme tout trouble psychique, il est nécessaire de prendre en considération l’histoire personnelle pour avoir des éléments de compréhension du trouble. Si vous pensez présenter ce trouble, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à consulter un psychologue qui pourra vous accompagner pendant cette période et faire en sorte qu’elle ne se prolonge pas.

 

 

Jeanne RIBIERRE – Psychologue spécialisée en périnatalité